Un après-midi torride et un final étouffant

Union rugby club Auvézère  - BEC

Les amphithéâtres se remplissent, le campus redevient vivant, le tramway reprend du poids chaque matin, le BDE ISIC Rider est encore motivé pour de nouvelles soirées BEC, Sylvain Lapeyre et Fanfan sont malheureusement toujours présents et Pilou Ducasse toujours absent… BREAKING NEWS : c’est la rentrée au Bordeaux Etudiants Club ! Pour introduire, les deux oppositions du week-end, résumons succinctement le début de saison au stade Rocquencourt, en faisant impasse sur la partie historique de notre cher club.

En avance sur les différents calendriers universitaires, les studieux rugbymen ont repris leurs leçons courant août sous l’impulsion d’un staff similaire à la promotion précédente à quelques exceptions près. En effet, l’auteur certifié du célèbre « On s’en bat les c… », en la personne de Fabrice Larrieu, s’en est reparti dans la ville lumière et est remplacé numériquement par l’incontournable Stéphane Debaes, scénariste du fameux Pixar : 1001 Plots. De plus, le footix auvergnat Cyrille Huau a décidé suspendre son activité d’Arsène Wenger afin de se concentrer sur sa vie de trentenaire remplie d’eau de rose. Côté effectif ? Quelques étudiants se sont égarés dans les sombres couloirs du campus Montaigne mais un nombre conséquent de joueurs répondent à l’appel au début de la préparation physique. La montée de talentueux juniors (Ewan, Pilou, Gabriel, Pommy, etc.) et quelques recrues sont venues étoffer le groupe sénior pour cette nouvelle saison. Côté valeurs ? Une amicale des joueurs, plus structurée et composée d’illustres membres du patrimoine beciste, souhaite unir d’avantage le groupe et a commencé à évoquer quelques projets extra-sportifs lors du week-end de cohésion. PSHIIITTT ! On me demande dans l’oreillette de relater ce fameux séjour à Andernos. Secret défense sectaire oblige, il ne sera point détaillé dans ces lignes, mais sachez seulement qu’un célèbre DJ biarrot a mixé un set d’anthologie sur les platines du camping Les Arbousiers et qu’un nouveau joueur a découvert les plaisirs charnels nocturnes à proximité du cylindre deux-roues Bresac enragé et reposant sur sa béquille….

Pour revenir à des sujets plus éducatifs, les becistes s’envolent dans ce nouveau championnat de Promotion Honneur avec des bagages de travail et de capacités conséquents. La préparation fut bonne, les matchs amicaux reflétèrent une certaine forme de progression (défaite contre Cestas et victoire à Lacanau) et, peu à peu, les entrainements montèrent en intensité. Quid de ce dimanche 15 Septembre ? Premier rendez-vous du contrôle continu, les étudiants font leur entrée en matière au Stade de la Tuilerie à Payzac contre l’Union Rugby Club Auvézère. D’après l’exposé du géographe Etienne Ortali, le premier match officiel du BEC se déroule donc à quelques lieux de Périgueux, région où Tonton du Bled JJ Borderie a fait ses gammes. Par conséquent, les becistes se sont réunis à une heure très matinale dimanche et, comme l’amour des pieds de Tarantino dans What’s upon a time in Hollywood, plusieurs classiques ont été respectés : Pierre Courte, stressé, confisque les clés du Club House à un Fanfan bleu pensant déjà à l’apéritif, Sylvain Lapeyre range sa trompette dans la soute et confie sa caméra de match à Thomas Gille, Yann MEKIINNNN entame ses conseils nutritionnels d’avant match à Tara et enfin, des retardataires libournais défèquent leurs excréments sur le groupe de par leur sortie nocturne de la veille (pour le coup, Vincent Desplat était vraiment dans de sales draps). Ainsi, dans leur bus Benz Benz Benz, les guerriers rouges se dirigent vers la Dordogne afin de stimuler leur côté bestial.

Equipe B :

Concernant les résumés des matchs, Baragane est chargé d’expliciter plus en détails les évènements de ce dimanche. Une pensée pour cet illustre camarade beciste qui, en cette après-midi caniculaire, a préféré soutenir la cause étudiante plutôt qu’en plaider une autre à la Fête de l’Humanité. Aparté faite, les réservistes ouvrent le bal par une chorégraphie incluant 10 joueurs par équipe sur le terrain: un mixte entre du Rugby à VII et du Rugby à XV, mais à l’ordre du jour, le mot rugby pourrait être retiré. En effet, sous une chaleur battante, les organismes ont été mis à rude épreuve dans les 2 premiers quart temps où les défenses ont majoritairement pris le pas sur des attaques peu inspirées. A défaut d’un niveau technique digne d’un tournoi de U13, l’engagement physique fut certain et, à ce jeu-là, les petits étudiant tinrent les deux-tiers de la partie. Une bonne résistance, symbolisée par les essais du virevoltant Vincent Desplat et de l’hyperactif Léo Bandiera, s’effrita au fur et à mesure des assauts de locaux supérieurs et maîtrisant à la perfection le jeu après-contact prôné par les nouvelles règles de plaquage.Quelques éléments particuliers sont cependant à retenir : le concours d’enroulé pied droit entre le capitaine Baptiste Blanchet et Théo Fernandez, le retour saignant de Loup Franchetto sous les couleurs étudiantes (coaché en junior par la boule de pue Minimi), la prestation aboutie de PIERRE COUUUURTE en porteur d’eau, la mise en fonctionnement du couteau suisse Pommy (3 postes différents en 20mn, vraiment épais) et enfin l’appétissante galette confectionnée par le meilleur pâtissier Vincent Desplat durant l’entre acte. Au final? Le tableau d’affichage indique la marque de 32-12. Avec du travail collectif et un groupe un peu plus expérimenté, l’avenir sera logiquement plus radieux pour la réserve estudiantine.

Equipe A :

Après un exercice réussi lors de la saison précédente, l’équipe fanion reprend ses gammes avec un socle stable et fidèle au maillot rouge : 14 joueurs du XV titulaire foulaient les prés désherbés de l’avenue Jean Babin jadis. Déterminés à imposer leurs vertus de French Flair par ce temps sec et radieux, les bordelais font leur entrée sur le terrain parallèlement à la mise en beauté rafraîchissante du rédacteur. Heureusement, le résumé oral du reporter Fanfan, étonnamment non éméché, permet de symboliser le début de match beciste en un adjectif : dépassé. Oui, nos valeureux joueurs connaissent un premier acte compliqué où les noirs et gris adverses imposent leur supériorité physique dans un jeu stéréotypé fait de groupés et percussions après une passe. Combinés à un rodage offensif peu inspiré des estudiantins, le score s’alourdit au fil des minutes : 20-6 aux citrons (2 essais à 0). Cependant, les nombreux spectateurs du Stade de la Tuilerie auront pu remarquer certains détails pour le moins cocasses durant cette première mi-temps : la dégaine « Wesh les couz’ » (voix aigue pour l’imitation) de coach Destruhaut avec sa casquette à l’envers, l’étalement d’une crème solaire indice UV 50 de Jérémy Peyrot sur la touche, le magnifique air plaquage de capitaine Méchin, le KO terrible de JB Pierron remplacé par le nouveau fantasme de la Fanf (coucou Ewan) et enfin le superbe décalage main-main du maître de conférence Bares pour Harold Moniot, recouvert par 5 litres de sueur depuis le début de la partie.

Durant l’entre-acte, le soleil tape fort et se réfléchit notamment sur le crâne lisse du corps arbitral, éclairant ainsi la chevelure dégoulinante et dégarnie d’un Arnaud Debouz prenant pour le coup une décennie de plus. Cet illustre beciste est, à l’accoutumée, une cible privilégiée de cette plume, notamment pour ses crises d’ados sur la pelouse et ses célèbres ateliers plaquages (ne vous inquiétez pas, il a respecté sa moyenne de 8 touchés deux mains). Cependant, aujourd’hui, il faut lui tirer chapeau bas (mais que ça fait mal au cœur) : avec son homologue Ewan Moré, il a su redonner une seconde vie à l’attaque rouge et, son 100% de réussite au pied (majoritairement en bord de touche) a grandement contribué à l’incroyable performance étudiante en seconde mi-temps. En effet, ils ont repris le contrôle de la possession et ont mis en place un jeu de mouvement bien plus léché afin de réaliser l’impensable : une remontada ! Malgré un nouvel essai local, nos joueurs ont aplati le cuire à trois reprises dans l’en but adverse : premièrement sur une action d’école faite d’un enchainement de passes sur le pas, permettant à Yann Méchin de conclure, sans exagération, en vitesse. Puis, l’ouragan Dorian souffla sur Payzac et FIT UNE PASSE, décalant ainsi la tornade Baptiste Saint-Mézard pour l’essai de l’espoir. Enfin, notre Jack Nowel beciste, Léandre Laurent, montra qu’il n’a rien perdu durant le break estival,en humiliant la défense adverse d’un maître coup de pied pour soit même sur une relance. Sur la sirène, une pénalité en coin du tocard biarrot permet au BEC d’arracher une victoire inespérée (27-30), au mental, reflétant le potentiel certain d’un groupe aux ambitions élevées. Nous retiendrons également les débuts réussis des jeunots Gabriel, Dylan, Ewan et Alex, padawan attitré de Sylvain Lapeyre : même physique, même bandeau, la chevelure bouclée et le rugby en plus. Pour clôturer cet article, nous citerons la conclusion voltairienne de Candide : « il faut cultiver notre jardin ».  En effet, malgré cette journée finalement positive, il est nécessaire de travailler sans relâche pour entretenir l’espoir et le bonheur d’une future saison réussie. Allez le BEC nom de dieu.

Thomas Fauré

1 réponse

  1. Très bel article. Il sera posté également sur la Newsletter du 19 septembre. Bravo Thomas ! Jacques.

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