ARNAUD LABORDE, LE GUERRIER BECISTE PART A L’ASSAUT DE LA CITY

Arrivé au club en 2015, sur les conseils avisés de Damien GALLE, le Mino Raiola du BEC (parti il y a peu à la conquête de la finance parisienne), Arnaud LABORDE n’aura pas mis longtemps à faire l’unanimité. Humainement d’abord, ce jeune joueur formé à Peyrehorade vint avec curiosité rencontrer les coachs bécistes de l’époque à l’été 2015… Une entrevue entamée autour du très gouteux pop-corn de Joseph… qui se termina place Camille Julian à 1h du matin après un repas partagé avec quelques-uns de ses futurs coéquipiers. Visiblement séduit par l’ambiance du club, le jeune troisième ligne ou ailier décida donc de se lancer dans l‘aventure avec une envie débordante.
Dès les premiers entrainements, « Nonoche » (surnom qu’il a fallu lui donner, Arnaud DEBAES refusant que quelqu’un d’autre soit appelé « Arnaud » ou «Nono») distribuait les caramels et les courses rageuses. Et très vite, ses coachs comprenaient que ce joueur serait indispensable.
Il prit ainsi part aux premières rencontres de la saison passée, le maillot floqué du numéro 7. Véritable poison pour les ouvreurs adverses, l’étudiant de l’INSEEC (champion de France des écoles de commerce en 2015) enchainait les matchs de haute volée. Jusqu’à ce déplacement à Castillon chez le leader invaincu, où Nonoche, sur un énième placage, s’ouvrait le front comme un livre et dû respecter quelques semaines de repos.
Pour financer ses études et compléter son CV, cet étudiant en commerce du vin trouvait alors un job étudiant en parallèle de ses études dans un bar à vins bordelais. Le hic, c’est qu’il travaillait les mercredi et vendredi soirs, donc ne pouvait plus venir s’entrainer. Qu’importe, son exemplarité et sa combativité avait déjà fait de lui un indéboulonnable du XV béciste. Il resta titulaire et continua donc d’aligner des matchs aboutis, alors que ses coéquipiers perdaient progressivement pied.
labo
Parti en mars 2016 pour un périple de 6 mois en Nouvelle Zélande dans le cadre de ses études, Arnaud fit le choix de poursuivre l’aventure au BEC à son retour, pour le plus grand plaisir de tous. Son exemplarité fit une nouvelle fois l’unanimité au sein du nouveau staff, qui décida même d’en faire son capitaine. Ce dimanche à Labouheyre, le capitaine béciste a accompli son dernier match de la saison, avant d’aller terminer son cursus étudiant à Londres et de se mettre en quête d’un emploi.
Reportera-t-il les couleurs du BEC un jour ? Rien n’est moins sûr. Mais ce qui est certain, c’est que tous ceux qui auront croisé sa route sur les prés de Rocquencourt au club en garderont un excellent souvenir et n’auront qu’un seul regret : ne pas lui avoir permis de chanter plus souvent « Le BEC a remporté la victoire… ».

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