Dans le dur

BEC 24 – Martignas 30

Pour le deuxième match du bloc d’octobre, les Bécistes recevaient leur voisin Martignassais, bon dernier avant le coup d’envoi. Au vu des antécédents avec les jaunes et noirs, les étudiants se devaient de gommer les deux revers de l’an dernier pour enfin lancer véritablement leur saison. En effet, avec seulement une victoire acquise lors de la première journée de championnat, le BEC ne fait pour l’instant pas vraiment honneur à son ambition annoncée : viser les quatre premières places, comme la saison passée. Or, il s’avère que les adversaires sont d’un autre calibre et surtout, que les pensionnaires de Roquencourt ont bien du mal à retrouver la rage de vaincre et les automatismes de l’exercice précédent. La réception de Martignas est donc l’occasion rêvée pour enfin se mettre en scelle et démarrer une dynamique de victoire.

Si Hugo Bresac permet au sien de passer devant dès le début de la partie avec une pénalité, les entames se suivent et se ressemblent chaque dimanche et les visiteurs inscrivent facilement un premier essai par l’intermédiaire de leur troisième ligne centre. Nous répondons par une nouvelle pénalité mais une fois de plus, le renvoi est mal assuré et un deuxième essai est encaissé rapidement. Le BEC est mené 14 à 6 sur sa pelouse et ne montre pas de signes de révolte particuliers : conquête en grande difficulté, errements défensifs, faute de mains, de goût aussi… Bref, rien de bien rassurant pour les supporters dont le silence dubitatif légitime est caché par la joviale banda de Sciences Po, anciennement Batterie-fanfare normande montée de toute pièce par le candidat socialo-écologiste aux futures Municipales de Bordeaux, le grand Hugo Couprie.

Dorian Causse, grâce à un enthousiasmant cadrage-débordement dont il a le secret, va planter le premier essai des riverains de la Garonne, transformé par Bresac et la marque est portée à 14 à 13… avant une énième cagade sous le renvoi suivant. Vous l’aurez compris, les Bécistes reprennent un essai, avant de réduire l’écart de trois points. Aux citrons, nos adversaires mènent logiquement 21 à 16 et c’est la panade côté universitaire.

Sous la pluie, la deuxième mi-temps est pauvre en rythme et en spectacle. Les Bordelais manquent des plaquages, attrapent leurs adversaires en haut et ces derniers en profitent pour assurer la gagne avec trois pénalités éparses offertes grassement par les rouges et bleus. Le seul éclair de la deuxième période viendra de l’ailier remplaçant Léandre Laurent qui marque un essai en bout de ligne, suite à un bon travail des lignes arrières.  Cette fois, pas d’en-avant sous le renvoi mais la bouillie de rugby continue avec des tentatives de passes impossibles, surtout sous la pluie, des fautes tactiques et une touche toujours aux abois. Le point de bonus est mis dans la besace des locaux à trois minutes de la fin de la rencontre. Rocquencourt se prend alors à rêver d’un deuxième hold-up pour une victoire miraculée. Finalement, nos attaques sont complètement improductives. Martignas remet la main sur le ballon, commet un ultime en-avant et Monsieur l’arbitre met un terme aux hostilités, au plus grand bonheur des vainqueurs de l’après-midi. Défaite sans contestation des nôtres 30 à 24 et nouvelle désillusion pour un groupe qui visait autre chose que ce triste point de bonus défensif et avait des comptes à régler. Encore une fois, il est évident que le manque d’automatismes est criant, sûrement la faute à une assiduité en dents de scie aux entraînements et à un turn-over trop important chaque week-end pour espérer mettre quelque chose en place.

Déplacement en Lot-et-Garonne la semaine prochaine du côté de Laroque Timbaut, dernier de la poule. Le BEC va devoir y mettre d’autres ingrédients s’il veut accrocher un deuxième succès qui lui ferait le plus grand bien.                                                            

Iñaki Lapeyre

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire