Un manque d’automatisme en défense

Après une bonne entame et quelques mouvements derrière justes et prometteurs, François Lestage d’une aile de pigeon dont il a le secret, permet aux locaux d’être à deux doigts de scorer. Ce n’est que partie remise: Sur la mélée qui s’ensuit près de nos lignes, Saint André va à dame ( 7/0) 7ème. 5 minutes après, Wymm sauve la patrie mais l’équipe va à la faute. Sur la pénal-touche qui s’ensuit, le pack adverse manoeuvre bien et franchit la ligne de démarcation moins bien défendue qu’en 42. La transformation, très poétique, propulse le ballon pile sur le haut du poteau. Mais la transformation est refusée, un point c’est tout (enfin 5 quand même), 12/0.

Nous amorçons alors une tentative de réaction, on découvre des Insoumis : successivement, une belle combinaison autour de Maury, un mouvement Seprit, Nazaire, Seprit, Pierron, une relance des 55 m de Seprit qui efface deux adversaires, perce plein centre, façon Jupitérienne, pour finir à droite avec Pierron bien entendu. Le groupe serait il alors En Marche ? Maury transforme. 12/7.
Bien relancés, les blancs enchainent les mouvements au moins autant que les blancs enchainaient au temps du commerce triangulaire mais là... c’est beaucoup plus glorieux ! Nouvelle percée de funambule le long de la ligne gauche mais l’offensive est stoppée.

Hélas, quelques minutes après, c’est Saint André qui conclut à droite suite à une prise d’espace plein axe. Essai non trnsformé 17/7.
Les bleus ont repris le dessus et nous gratifient  d’une nouvelle très belle action infructueuse. Puis, encore un très beau mouvement collectif ponctue une action interminable. 24/7 . Mi-temps .

A la reprise, Nazaire à deux reprises s’illustre défensivement, notamment sur un timbre que la poste n’aurait pas renié, à moins que vu le tampon apposé, il ne soit fiscal..
La fin de mi-temps est délicate : essai de Saint André (non ! pas le joueur qui serait revenu) face à une défense un peu absente ou pour le moins en infériorité numérique, une défense perd Fauré sur placage manqué sur le côté, 31/7.
Thomas se reprend vite au placage et entreprend un travail de découpe salutaire qui remet le groupe dans le sens de la marche. Le passage à vide est même remplacé aussi par un placage à vide puis un placage en retard . Qui peut le plus peut le moins !!! Nolan Huchède se met également de la partie et distille un tampon que les créatures divines de la première n’auraient pas moins renié que la poste pour les timbres. Dans cette période intense et d’engagement, Mousseau hélas se blesse.

Les locaux reprennent alors leur marche avant et inscrivent un nouvel essai entre les perches. Ce dernier est transformé et le BEC a maintenant la fièvre. La température passe de 37°5 le matin à 38/7 l’après midi.
Mais il y a encore des intentions, un judicieux coup de pied de déplacement latéral de Lestage offre une belle opportunité sur la gauche. Puis un avantage n’est pas accordé suite à un placage en retard sur Nazaire alors qu’on allait à l’essai.

A ce moment de la partie, le score est très lourd, injustement lourd au regard du match, certainement du en partie à notre déficit de  puissance physique car dans le jeu proposé, nous n’avons pas honte.
Heureusement, justement je dirai,  les choses vont se remettre en ordre et le final sera béciste grâce à une belle réaction d’orgueil.

D’abord un essai de Seprit en bout de ligne sur l’aile. Le salut était vers la gauche ! 38/14 puis à la fin un essai de Blanchet  après un beau mouvement collectif. 38/19 score final.
La différence s’est faite aussi en grande partie sur la cohésion du groupe encore précaire, sur les replacements collectifs qui nécessitent des habitudes de liaisons dans le jeu qu’un groupe renouvelé aux 2/3 d’une saison à l’autre ne peut acquérir spontanément. Le BEC est une grande terre d’accueil et on en est fier; Il y avait 13 néo bécistes sur les 19 de la feuille de match : les jours futurs seront meilleurs quand la mayonnaise aura pris et que les rouages seront peaufinés.

Pas de commentaire.

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