Réserve : Il faut continuer à y croire !

Le souvenir du match retour de la saison régulière est dans toutes les têtes. Le Bouscat nous avait bousculé d’entrée et avait enchainé à la perfection. On se raccroche donc à la performance du match aller que l’on avait gagné à Jean Jaures.

Un homme averti en vaut deux mais en ce qui nous concerne, nous n’avions été que prévenus et visiblement, à mon grand étonnement, ça n’a rien à voir.
Le début fut en tous points semblable au match retour  : une équipe du Bouscat rapidement en jambe, tonique qui maitrise son jeu, ses déplacements, ses initiatives. Pourtant Lebreton avait donné le ton en montrant très tôt  la voix par une charge épaule basse comme il en a le secret. Mais donc comme énoncé plus haut, le rouleau compresseur se mit en route, confronté à une défense encore à l’échauffement. Les visiteurs ouvrirent très vite le score suite à un surnombre créé par  une défense aventureuse dans son agressivité. 0-7.

Moniot est sanctionné pour un placage haut mais l’action profite. Après plusieurs renversements de jeu, notre défense est transpercée à gauche pour un essai encaissé sous les barres. 0-14

Mikael Ruffin, maltraité dans un ruck finit par  prendre un jaune et ne décolère pas. Nous sommes maintenant 11.

La situation est critique car Le Bouscat continue son pressing et sa domination. Sa suprématie est évidente mais nous devenons plus rigoureux. Sur une des nombreuses attaques adverses, Lebreton sent le coup et intercepte sur nos 22 m une passe au cordeau  pour aller aplatir 80m plus loin. 7-14 (transformation de Pierron).
Nous sommes revenus dans le match et suite à une belle touche obtenue, l’enchainement classique qui s’ensuit nous offre une pénalité aux 25 m face aux poteaux : Pierron transforme : 10-14.

Le Bouscat sent le danger. Or, problème : ils scorent chaque fois qu’ils viennent. Une pénalité est transformée des 25m face aux poteaux 10-17 . Enfin, peu après, sur une série de percussions courtes, ils nous font reculer et franchissent au 5ème coup de boutoir ( ne soyez pas naïf, je n’ai pas compté). 10-24.

L’arbitre parle beaucoup avec la touche et  le public : trop à mon sens pour véhiculer l’image de la rigueur arbitrale (certaines déclarations à l’issue de la rencontre valideront cette analyse).

A partir de là, le jeu va globalement s’équilibrer juqu’à la fin. Wynn sonne le réveil par une belle charge. On réoccupe le pré adverse sans vraiment les menacer mais en monopolisant le ballon, en multipliant les relances et les initiatives. Leur défense organisée, tonique est intraitable. Nous obtenons des pénalités mais les premières sont lointaines et les touches qui en découlent ne sont pas toujours bonifiées. Lors du dernier choix proposé avant la mi-temps, les 3 points sont tentables mais nous préférons la pénaltouche qui …. ne donnera rien. La mi-temps est sifflée sur un retard conséquent: 10-24.

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A la reprise, un trouble dans notre management a failli nous faire jouer à 13. La pause a semble t’il à nouveau endormi notre groupe qui subit comme en début de partie. On essaie bien de jouer mais nous sommes refoulés lors de nos attaques et tardons à libérer pour le partenaire des ballons périlleux qui nous laissent sous pression. Cette phase de recul et de mise sous tutelle sera moins longue qu’au début mais durera juste le temps de concéder un nouvel essai. Notre volonté de plaquer s’inspire sur ce coup grandement de la résistance opposée aux allemands en juin 40 dans les Ardennes.  Ils tirent au fusil mitarailleur et nous on plaque au plâtre !!!! 10-31.

Le jeu est pris maintenant à notre compte (mais le compte n’est pas bon). Alors que faut il ? jouer l’essai ou prendre les points. La question a été tranchée (comme en 14). On joue l’essai vu le retard . La question méritait d’être posée car il y a deux matchs et réduire le score en attendant peut être des jours meilleurs avait aussi du sens. Il restait encore 80 mn à jouer entre les deux équipes. Hélas les pénaltouches se fracassent sur nos errances et 3 points sont peut-être laissés en route. On veut bien faire mais on déjoue. On refuse encore 3 points. L’arbitre s’invite dans les débats du café du commerce et leur entraineur n’est pas en reste (ce dernier n’est ni grand, ni blond, ni avec une chaussure noire mais il est petit, puis rime en « on » de votre choix et avec un survêtement rouge dernier cri).

Un 3 contre un l le long de la ligne n’est pas bonifié pour avoir poussé trop loin la fixation nécessaire ( percussion), Branger ne parvenant pas à servir Pierron. On les presse mais sans succés, à l’image de notre impuissance en fin de 1ère mi-temps. Dans le final Lebreton règle des comptes et récolte un rouge et sera donc suspendu au retour.

10-31 après le match aller. Au moins 9 points potentiels accessibles ont été refusés au pied.
Reprendre 21 points sera un sacré challenge pour samedi mais tant que le match n’est pas joué, on peut toujours y croire.

A samedi pour une partie où on n’a rien à perdre ni à se poser de questions : Ce sont les conditions les plus simples !! Mini rouges et Mini bleus , mini rouges et bleus  au refrain de leurs supporters en vue !!!

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1 réponse

  1. Les articles et les Newsletters, sur votre site web, sont d'une grande qualité (tant sur le plan du texte que sur le design (photos, médias,....). Bravo à Laurent Mercier excellent rédacteur ! Nous espérons qu'il sera encore au BEC Rugby pour la saison 2018-2019. Un grand merci des Anciens et Amis du BEC. Jacques.

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