Seniors : L’addition est salée !

A l’instar des années 80 où Bala disait ‘tranquille comme Baptiste’, il va falloir aujourd’hui être ‘serein comme Jean Baptiste’, l’enfant originaire de Parentis en Born.

Et puisque j’évoque les années 80 ! aujourd’hui, c’est l’opération Parentis en «Born to be alive» car il leur reste un espoir de qualification.

Attention, à Parentis ils ont du pétrole mais aussi peut-être encore quand même des idées (ça c’est les années 70) car du pétrole ils n’en ont plus beaucoup. Du coup, ils risquent d’avoir du gaz, Prudence donc. Ne pas entamer le match au rythme lancinant d’un  épisode de Derrick !!! mais pas  trop fort non plus au risque du coup de pompe !

Dès l’entame, il ‘faut rage’, coeur, vaillance.
A ‘l’ombre des géants’ de leur seconde ligne, il faudra s’imposer en touche et puiser en profondeur pour exploiter toutes nos ressources: un Total engagement ! Ce doit être un commando à l’image du GIGN de Paul Barril !

Les conditions de ce match sont particulières. Le vent légèrement de biais est très violent. Nul doute qu’il jouera un rôle dans les choix tactiques. Nous commençons avec.

Le match débute par une belle relance des locaux qui, en deux temps, remontent tout le terrain : une échappée d’abord , une pénaltouche ensuite.
De Juli nous soulage avec le vent.
Parentis entame avec un engagement total : on subit, pénalité contre nous. On souffre toujours: nouvelle pénalité..... retournée en notre faveur. De Juli nous soulage encore.
Derrière, Parentis envoie ( pas de toutes les couleurs comme leur B, nous le verrons plus tard).
De Juli, très actif s’emploie en défense, l’équipe amorce une première bonne relance.
Mais une belle attaque vers la gauche de Parentis amène décalage et essai jusque sous les barres. Le score est ouvert : on eut préféré, en toute logique que Vierge le dépucelle. 7-0.
On n’y est pas en défense mais De Juli par son jeu long gagne 60 m au pied.
Ils reviennent inlassablement et sur un renvoi aux 22 contré, Parentis l’exploite, progresse et inscrit un essai assassin. 12-0

Ben Phillip sur un placage dangereux hérite (ce n’est pas toujours source de convoitise) d’un carton blanc. Un surnombre est alors vendangé par nos hôtes mais les vagues défilent et on subit leurs assauts, leur puissance : troisième essai du bonus . 19-0.
On investit enfin leur camp et on obtient une pénalité : la pénaltouche est choisie et à la vue du début de match et du retard, je peux le comprendre. Une nouvelle pénalité est jouée vite. On presse désormais dans leur camp. Fynn est à deux doigts de marquer. On continue de refuser les pénalités lors de cette action qui se prolonge : en vain. Ayant desseré l’étreinte, Parentis transperce notre
défense, déplace le jeu  au pied ( pas la boite) et crucifie notre petite période de bonheur par un quatrième essai. 26-0.
A la mi-temps, ce 26-0 nous laisse une impression de match amical, de week-end à la plage de notre part.
On attend au retour Guimon révolté ! Philipp survolté ! De Saint Do déchainé! Vierge effarouché !

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Dès la reprise, le scénario se reproduit pourtant, personne ne plaque vraiment. Dans ce contexte un nouvel essai arrive vite : 33-0.
Nous jouons bientôt à 14 suite à un engagement répréhensible de Lebreton sur placage.
On essaie alors de jouer ( c’est au moins une forme d’essai). Mais le moral n’y est plus ( l’a ton eu ?) et Fynn sauve la patrie lors d’une ultime passe pesant 7 pts de plus. Partie remise, un essai casquette est accordé à Parentis sans que la tribune ne soit sûre de l’identité de celui qui a aplati : le défenseur ou l’attaquant. 38-0.

Chez nous, rien ne va, l’inspiration n’y est pas derrière, cafouillages, approximations, ballons tombés. Mais un rayon de soleil va faire mentir ce diagnostic  morose. Un contre vers la droite est amorcé depuis nos 10m, joué vite, joué juste, dans le bon tempo, des passes courtes au cordeau et Léandre hérite du ballon en bord de touche, à 90m de l’en but. Ce sprinter véloce va alors déposer son vis à vis à la course, se recentrer pour éviter et effacer un nouvel adversaire avant de regagner à nouveau la touche pour contourner le dernier. La meute médusée des poursuivants ne parviendra pas à le stopper avant l’en-but. Slalom somptueux! Enorme ! La tribune ne peut qu’applaudir ! 38-5.

Parentis perd un joueur sur claquage mais continue de dérouler sa main mise sur la rencontre. Une interception d’école (et peut-être d ‘Eole) sur une passe lisible, devant Vierge, mari, offre le 7ème essai. 45-5.
Jean Marie subit son deuxième protocole en deux dimanches et se demande s’il doit deshériter du glorieux patrimoine sportif de ce club cette sympathique promotion de joueurs du BEC. Un aller retour express aux Etats-Unis est envisagé à cet effet.
Alors, vexés, ils prennent enfin des initiatives. Fynn tente en vain mais on joue maintenant. Survient alors le deuxième fait du match ( après l’essai de Léandre toutefois), une splendide interception au centre du terrain est  ponctuée d’une fantastique figure gymnique pour récupérer la balle : Axel ! Seprit ! Les pieds dans la pelouse ! Mais l’en avant est évité grâce à un plongeon magistral d’adresse.

La fin du match survient sur une petite note positive délivrée par notre équipe qui a un peu relevé la tête. 45-5. Jean Marie déchire le billet d’avion et revient à la raison.
La motivation était toute autre aujourd’hui chez l’adversaire qui s’était fixé un vrai objectif. Leur victoire est inconstestable. Mais que faire face à autant de soutien ? Ils avaient 250 partenaires au banquet d’avant-match alors, par solidarité, nous avons joué le jeu de leur journée promotionnelle.
En ce week-end de ski, avec notre douceur défensive, ce fut une avalanche d’essai !
Il nous reste un match pour montrer un tout autre visage et cicatriser tous ces points de suture !
Et pour bien mériter les agapes de fin d’année, s’ interdite une fin damnée.

 

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