Surement un jour sans !

Dès le début, le BEC est remonté à bloc, il faut valider la victoire à l’extérieur et dès la première action, Thomas Vignau  cherche à savoir si les adversaires ont du répondant. Ils en ont et nous confisquent d’entrée un ballon sur notre introduction. Ce ne sera malheureusement pas le dernier: on subit systématiquement la poussée sur le mètre cinquante… Echauffourées, première pénalité pour nous, Pierre de Juli tape une magnifique pénal touche.... sans la touche.

Par la suite, le BEC perd rapidement le contrôle du match même si la défense sur l’homme est appuyée... On subit une longue séquence de privation de ballon qui se ponctue par une pénalité pour les visiteurs. Elle est tentée mais à défaut de trouver les poteaux, le buteur Réolais trouve la touche tandis que le public rit :« Olé ! ».

Suite au renvoi aux 22, on se dégage mais la Réole bénéficie bientôt d’une touche et progresse jusqu’à nos 40 mètres. La Réole insiste, un repli défensif énorme de JB au large nous sauve.
Suite à une faute au sol consécutive à un ballon joué plutôt que dégagé, nous sommes à nouveau sanctionnés d’une pénalité face aux barres que l’ouvreur adverse vendange piteusement. La vague de militantisme pacifique de dimanche dernier a semble-t-il trouvé écho jusqu’à La Réole : c’est toujours comme ça, vous fabriquez un martyre, sa légende vitalise le mouvement. Voulant éviter que de nouveau le peloton d’exécution soit convoqué, l’entraineur Réolais le met aux arrêts avant d’en venir à des mesures radicales.

Gigantesque renvoi des 22 aux 22… de Lulu de Juli. Le BEC se met alors en route, commence à entrer dans les bleus, peut-être même à en faire.....Notre Estournès effectue une percussion tout en douceur qui sans que l’on ne sache pourquoi se retournera contre les victimes: l’arbitre nous accorde une pénalité que Debaes  concrétise. Le BEC mène 3 à 0 en n’ayant eu l’olive que très peu de temps. C’est ça le réalisme rouge !
La pluie tombe maintenant sur Rocquencourt et Peio s’échauffe dans l’en-but en effectuant des longueurs de crawl.

De Juli par quelques longs coups de pied et Aranud Debaes en gagnant son duel sous balle haute nous donnent un peu d’oxygène…
Sur un dégagement de Dorian, l’arbitre de touche réolais le juge direct car sorti des 22, l’arbitre du centre le déjuge. La Réole se sent fort, a l’emprise sur le match. Sur une pénalité aux 40, ils recherchent la touche. Sur cette dernière, nous ne défendons pas le maul et provoquons peut-être le contact mais l’arbitre laisse l’action se développer et au bout de deux temps de jeu, la Réole conclut en force. 7 à 3 pour les visiteurs. Nous sommes dominés et nous ne semblons pas avoir les clefs du problème.

Comme on se fait des cheveux blancs, sur une touche, on fait une combinaison haute en couleur où JB réalise un une-deux avec son camarade Maneuf. Dans le  rugby féminin, les femmes travaillent beaucoup cette combinaison mais y consacrent beaucoup trop de temps ce qui nuit à son effet de surprise notamment en raison de la prise de rendez-vous mais de cela, elles auront le temps de discuter lors de leur prochaine séance (environ tous les quinze jours).
Les garçons  bécistes obtiennent maintenant une pénalité, vont en touche, se grisent. Les garçons, bouchés ? Ils refont la haute en couleur : visiblement cela déteint sur nous ! Mais ça marche, Maneuf redonne à Manente qui va droit à l’en-but. La Réole a gobé. L’essai n’est pas transformé : le BEC mène 8 à 7.

Sur le renvoi on cafouille: pénalité ! La Réole repasse devant 10 à 8. On se doit de réagir mais La Réole poursuit pourtant sa domination physique. Sur une touche Réolaise à nos 40, on continue à se montrer à la fois malins et disciplinés, on ne défend pas sur le maul, ce qui provoque le contact répréhensible entre Réolais: c’est la même action que sur leur essai mais cette fois-ci l’arbitre réagit à la règle.
Le match devient heurté; ça chauffe... La Réole joue au pied : Guénard reste au sol après un coup à la nuque. Simple pénalité. Guénard sort. On tente de prendre les points à 47 m excentrés; c’est droit mais trop court. Mi-temps 8 à10.

5

Le BEC se réveille sur une magnifique action collective des merveilles (terme affectueux parfois donné aux ¾ par Baragane). Lewthwaite, très inspiré et convaincant d’entrée, relance avec Vierge, Aguinaga, à nouveau Finn et enfin Vignau pour finir à 15 m. Lapeyre fait ensuite un en avant sur une passe aussi pourrie qu’un pot pourri des tubes d’Herbert Léonard (ça c’est juste pour le plaisir !). On récupère un bras cassé sur la mêlée que l’on joue vite avant de se faire pénaliser dans le ruck pour un ballon gardé au sol.
Le sponsorisé de la poste s’affranchit des lancers de touche flottants des Réolais. Sous la pression du public, il finira par siffler sa première touche non droite tardivement.
La Réole progresse en maul et nous sommes impuissants. Un contact nous sauve après un recul de 15 m ! Ouf!

Le BEC exerce une grosse séquence défensive dans leur 40 pour les maintenir dans leur camp mais finalement La Réole desserre l’étau, d’intérêt à court terme,  par du jeu au pied.
On récupère mais peine à remonter le terrain. On progresse à la vitesse d’une montre qui avance !!

La Réole échoue dans une pénalité aux 40m et rien n’est encore joué. Mais, on subit, ils sont dans notre camp. On ne parvient pas à sortir la tête de l’eau. Le jeu se délite et de nombreuses maladresses sont commises de chaque côté. La Réole ne tue pourtant pas le match : en avant de leur part à 5 m de notre ligne. On se dégage par Lulu mais ça revient. Les visiteurs vendangent encore une pénalité des 40 m face aux poteaux. A croire qu’ils font un gruppetto de buteur pour éviter le hors délai de la cour martiale !!!!!
Le renvoi aux 22 des nôtres qui s’ensuit n’est guère plus brillant et nous maintient dans l’embarras. Pourtant c’est un miracle, nous sommes toujours à 2 pts des adversaires. Dans la difficulté, nous faisons trop de fautes et donnons 3 points aux réolais suite à une position de hors jeu 30 m face aux barres.  Et hors jeu, nous le sommes. Je veux dire hors du jeu. Menés 8-13, il nous reste le point de Bonus à préserver car si le gain du match est tentant, un simple audit de la situation doit nous rendre humbles. Savoir se contenter de ce qui est déjà bien payé au vu de notre comportement du jour est la première des sagesses.

Un dernier coup de pied de pression réolais près de nos lignes suscite une démangeaison de contre-attaque depuis nos 5 mètres. Il est vrai qu’en ce jour où tout nous réussit, le diagnostic pousse à l’audace. C’est certainement le diable qui nous parle !! Bonus ! Malus ! C’est la salsa du démon !!! A moins que Marcel Campion le roi des forains, très en verve actuellement, ne  nous ait offert un ticket à la loterie de la foire du trône. On tente donc de jouer depuis notre en-but : une passe mal ajustée, un ballon cafouillé qui sort ! En cette journée du cinéma (voir compte-rendu de la B), le final est haletant. J’aurais préféré : le final est « t’as le temps !». Le scénario de ce type de drame dans ce genre de jours est écrit, ce n’est pas la victoire à l’ultime seconde mais bien la totale : mêlée à 5, pénalité sur la mêlée, 8 – 16 suite à sa transformation.
Adieu, veaux, vaches, cochons, bonus …......Clap de Fin !

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