Une première mitigée

EQUIPE I: Une rentrée compliquée...

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Après une saison compliquée, le BEC a entamé un grand ménage cet été : changement
de président, d’entraineurs, beaucoup de départs et d’arrivées du côté des joueurs. Et forcément,
il faut un temps d’adaptation après de tels chamboulements dans le club.
Mais après une année aux résultats catastrophiques pour la première, on doit bien
avouer qu’au fond chaque Beciste avait l’espoir d’une première réussie pour l’équipe Une,
même si ça s’annonce compliqué, après des matchs de préparation avec des compositions
bricolées sur l’instant et des joueurs ayant parfois repris le chemin des terrains plus tard
que prévu.

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L'ailier Alexander Subah au prise avec la défense de Roquefort

Toujours est-il que le BEC en début de match a réussi à faire espérer ses supporters,
au moins 5 minutes, notamment sur une belle combinaison en touche conclue par un plaquage à la limite de la règle par le 8 adverse. Puis après ça, plus rien ou presque, les étudiants ont subi la déferlante des bleus d’en face, d’abord sur un ballon porté, puis sur un coup de pied récupéré par le 12 adverse qui a parfaitement négocié son 1 contre 1 face à l’arrière. Ensuite, une belle combinaison, redoublée 10-12 suivie d’une passe sautée envoyait l’ailier derrière la ligne. Un peu plus tard c’est au tour du numéro 8 de conclure une action de quelques temps de jeu après un départ de mêlée dans les 22 mètres des rouges.
En fin de match, les étudiants, frustrés et fatigués par un score déjà peu flatteur, encaissent deux derniers essais évitables, le premier sur une relance conclue par l’arrière après un coup de pied qui ne trouve pas la touche, le deuxième sur une interception du 9 bleu dans les 5 mètres. Un score final de 41 à 3, sévère pour des Becistes qui n’ont tout de même pas montré que du négatif: il reste du temps pour retrouver le droit chemin, et éviter d’enchainer une nouvelle saison cauchemardesque.
« Tout ce qui est fait de grand dans ce monde est fondé sur l’espoir »
Martin Luther King.

 

 

EQUIPE II: Un succès à confirmer!score21

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18. Ils étaient 18 sur une feuille de match chamboulée dans les dernières heures avant la rencontre. L’enfer leur était promis, un enfer fait de crampons dans les gencives, de coup de têtes dans les appendices nasaux, tout ce qui peut constituer un match normal contre l’équipe réserve de Roquefort, à la réputation fleurie.

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Une équipe bricolée qui va remporter un premier succès sur le fil

 

Le message était clair : « On va rien révolutionner », « Il va falloir s’y filer », sont deux expressions qui devraient être brevetées par le Bec lors de ces débuts de saisons faits de compositions de dernière minute et d’adversaires mangeurs d’enfants. En bref, ben il faut se battre, mais pas dans le mauvais sens au risque de perdre 18 cloisons nasales d’un coup dans une bagarre générale qui attire assez peu les bécistes dans l’ensemble.
Après une pénalité transformée par Baptiste Renaud dès les premières minutes, Roquefort met la main sur le ballon et tous ses avants autour. La première mi temps est marquée par les groupés dévastateurs des visiteurs, qui ne savent pas qu’il y a des nombres et des joueurs après le 10 et qui ignorent jusqu’à l’existence du rugby à VII, de ses passes graciles et de ses courses chaloupées. Sans un peu de sacrifice, les bécistes s’apprêtent à passer comme dit l’expression populaire, « un putain de sale moment ». Gaillards, mais techniquement limités, Roquefort n’obtient que quelques pénalités, dont une transformée, avant d’inscrire un essai sur départ en mêlée, après un en-avant béciste dans l’en but sur réception de pénalité ratée... Les langues se délient, la discipline collective commence à fondre, et le Bec laisse échapper un match largement à sa portée. La mi temps est sifflée sur le score de 8 à 3, alors que pas mal de joueurs rouges ont tendance à oublier le voeu de silence qu’ils ont fait dans les vestiaires.
Au retour, la situation n’est pas beaucoup plus différente, si ce n’est que les bécistes disposent de plus de ballons et peuvent tester une défense landaise assez friable en définitive... Seulement, quelques nouveaux groupés et une intervention irrégulière plus tard sur un coup franc à 5m, c’est un essai de pénalité qui est accordé aux hommes en bleu. Le projet béciste semble simple : faire gagner l’adversaire sans que celui ci ait à fournir de trop gros efforts... Ce plan machiavélique aurait pu réussir si les landais n’avait pas jouer la majeure partie du temps en infériorité numérique et si le Bec ne s’était pas quelque peu rebiffé : sur un essai inscrit par Thomas Fleutre après avoir volé un ballon sur mêlée adverse, et sur un autre essai, marqué par Sylvain Lapeyre, après avoir plusieurs fois franchi la ligne d’essai sans réussir à marquer. De l’envie, du plaquage, il s’est avéré que les bécistes aient eu envie de gagner le match, en fait.
Alors que le score affichait 15 à 13 pour les visiteurs, le Bec bénéficie d’une pénalité généreuse dans les 22 mètres, sur une nouvelle incursion avortée. Qui s’avance pour la buter ? Un trois quart au sang froid ? Un troisième ligne au pied sûr ? Non. Rodolphe Chaput, fier pilier droit, prend ses responsabilités et passe la pénalité de la gagne. Une faille s’ouvre dans l’espace temps alors que les Dieux découvrent qu’un Clermontois peut faire gagner une équipe dans les derniers instants d’un match serré. Score final, 16-15.
Un match pas joli joli (certains diront même affreux, d’autres déclareront avoir perdu un dixième à chaque oeil en le regardant), mais des valeurs (marque déposée), du coeur, du plaquage et quelques ballons joués avec de la vitesse auront suffi ce week end à venir à bout d’un adversaire pas beaucoup plus inspiré. Les coachs sont contents, ils ont plein de choses à faire travailler cette semaine.
18. Ils étaient 18 sur la feuille de match. 18 salopards, en fait.

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