Le BEC champion de France!

Avant de lire ce texte, soyez bien conscient qu’il a été écrit par Sylvain Lapeyre, seconde ligne landais doté d’un humour assez particulier. Si vous ne comprenez pas les blagues ou si cela ne vous fait tout simplement aucun effet, ne blâmez pas l’auteur, mettez vous plutôt à sa place! Il est un jour que tous les rugbymen de l’hexagone rêvent de vivre, une victoire en finale du championnat de France. Ce jour là est arrivé en ce dimanche ensoleillé sur le terrain du stade André Lasserre pour l’équipe fanion du Bec qui s’octroie son premier bouclier national depuis 1789, date à laquelle Jean-Bernard Saint Pic s’est fait embastillé par les révolutionnaires pour avoir tenté d’étrangler Pierre Suraud, victime une fois de plus d’une injustice arbitrale. Pourtant, rien ne semblait sourire aux bécistes avant le coup d’envoie de ce match : une public hostile, un adversaire redoutable, la victoire était sérieusement compromise pour des étudiants sans expérience à un tel stade de la compétition. De plus, la différence physique se fait d’ores et déjà ressentir dès les premières minutes de la partie. En effet, les joueurs de Labouheyre mettent à mal la défense bordelaise qui concède une première pénalité convertie par le buteur landais. Ce sera le score à la pause. Les bécistes paraissent affaiblis par leur dépense d’énergie lors de leur phase de poule qu’ils ont cependant dominée de la tête et des épaules.

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On se souvient d’ailleurs de leur festival offensif lors de la dernière journée qui les opposait déjà à ces mêmes Bouheyrots. La deuxième mi-temps reprend sur le même rythme et le fantassin vert et rouge envoie une deuxième fois « la beushigue entre les pagelles », comme on dit à Labouheyre… Le score est donc porté à 6-0 pour les joueurs de la Haute-Lande. La bande à Castel Sarrazin semble déboussolée, écœurée par ce match qui semble lui échappé au fil des minutes tant les initiatives sont rares et trop aléatoires pour espérer les concrétiser. La fin du match approche à grand pas et les supporters bécistes, notamment composés des joueurs de la Réserve et de la 3 sont inquiets face à l’impuissance de leur équipe de cœur. Mais c’était sans compter sur l’ingéniosité du talonneur originaire d’Aire sur Adour Michael Dales qui fit parler la foudre et s’en alla plonger dans l’en but adverse après une cavalcade de près de 60 mètres. Nous étions alors dans les arrêts de jeu. L’artificier béciste, Damien Galle ne se fit pas prier pour envoyer son équipe devant au planchot et glaner un bouclier inespéré. La bande aux Sarrazin, Galle, Michaut, Guérin, Debaes et Roccosiberry l’emporte 7 à 6 et sont sacrés champions de France.

Rodolphe C.

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