Le BEC retrouve le goût de la victoire

15ème journée de Promotion Honneur : BEC – JARNAC

D’après l’encyclopédie de haut vol Wikipédia, le coup de Jarnac désigne un coup violent, habile et imprévu. Si vous avez bien suivi l’actualité récente et les reportages sans frontières de la Fanf’ (pigiste pour un journal de la chaîne cryptée, diffusé à un horaire très nocturne) cette définition peut vous rappeler une triste après-midi d’il y a peu. Oui, après leur déconvenue du week-end dernier, les deux équipes étudiantes se devaient de rebondir ainsi qu’emmagasiner des points et de la confiance avant le temps mort du calendrier. L’adversaire du jour ? Jarnac donc, un club charentais présentant deux équipes placées dans le haut de leur classement respectif, et dont l’équipe B avait dompté nos réservistes, en octobre dernier, en plantant trois essais lors du dernier quart-temps (malgré la présence du MVP au bandeau improbable Lebron Couleuvre). Par conséquent, ce dimanche 27 janvier prenait l’air d’un tournant pour la suite de la saison beciste.

Après un début de week-end marqué par la 300ème cap de Fanfan au Coco Loko et la première sélection d’Hugo Bresac parmi la Couzinerie, nos étudiants se retrouvent pour l’habituel buffet à volonté d’avant match sous un ciel pluvieux.

Equipe B : BEC 28-7 Jarnac

1 – Dureau Kevin; 2 – Cruchon Constant; 3- Kilama Mickaele; 4- Hill Christopher; 5- Meunier Maxime; 9- Lestage François (m); 10- Passicos Nicolas (o); 12-Blanchet Baptiste ©; 13- Samson Isaie; 14- Desplat Vincent

16- Muck Jammes Martin; 17- Fauré Thomas; 18- Artaud Lucas; 20- Beudin Thibault; 21- Bruet Maxence

En continuant la définition du coup de Jarnac énoncée quelques lignes auparavant, dans son sens premier et d’escrime, il s’agit d’un coup à l’arrière du genou ou de la cuisse. Lors des premières minutes de cette rencontre, nos petits rouges ont décidé de subir cette même roublardise (cf. le match aller) inventée par les descendants de Guy Chabot de Jarnac. En effet, malgré un style de maillot donnant des sueurs froides à Cristina Cordula, les gris adverses plantent l’essai le plus rapide de la saison, aidés par la souplesse des portes de saloons becistes. Piqué au vif et remis dans le droit chemin par les discours de la paire Huau-Borderie, nos locaux vont, contre vents (150 km/h à la vue des lancés en touche) et marées, renverser rapidement la tendance et mettre en place leur jeu. En effet, la grande caractéristique de la réserve du BEC est de compenser son déficit physique par de la polyvalence, de la vitesse et du mouvement. Rentrée en jeu à la première pause citron, Beudin Barrett mystifie étonnement la défense permettant au beciste d’égaliser, avant d’offrir un essai sur un plateau à Isaei Samson, BEC 14-7.

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Dès lors, les charentais ne touchent plus le cuir et les girondins enchainent les temps de jeu, parfois de manière brouillonne mais constamment avec la volonté de prendre du plaisir et d’évoluer en équipe (malgré l’assassin saragossan Vincent Desplat). La cavalerie peut alors être lancée et voit l’étalon favori des bookmakers Maxence Bruet jumper par-dessus les obstacles humains et galoper par deux fois dans l’en but adverse. Doublé ? A l’incompréhension générale, non ! En effet, le petit ailier étudiant décide d’offrir un magnifique cadeau à Maxime Meunier, dont la course de soutien de 80 mètres à cloche pied méritait une récompense. Ce deuxième ligne combattant peut alors aplatir le quatrième essai étudiant et ajouter ce nouveau récit à sa liste de nouvelles à partager à sa communauté de fans. Résultats ? 28-7 au coup de sifflet sous apnée de l’arbitre du jour, toujours point remis de la percée à la manière de Cheslin Kolbe du marmandais Kevin Dureau. Le BEC remporte une victoire nette et méritée avec le bonus, récompensant un bon mois de travail depuis la reprise.

Equipe A : BEC 14-6 Jarnac                        

1 – Mechin Yann ©; 2 – Grandke Bryan; 3- Maneuf Alex; 4- Moniot Harold; 5- Lapeyre Sylvain ;  6- Couprie Hugo; 7- Philip Ben; 8- Delage Dylan; 9- Bresac Hugo (m); 10- Pignol Damien (o); 11- Laurent Léandre; 12- Sao Florian; 13- Debeas Arnaud; 14- Pierron Jean-Baptiste; 15- Mezard Baptiste

16- Lesaffre Nathan; 17- Mielczarek Maxime; 18- Lebrun Jérémy (blessé avant le match) ; 19- Hill Christopher; 20- Causse Dorian; 21- Valade Simon; 22- Sallaberry Ibon

Le mois de Janvier est souvent compliqué pour bon nombre d’effectifs dans le monde du rugby amateur et le BEC n’échappe malheureusement point à cette règle. En effet, plusieurs membres actifs de l’équipe fanion manquent à l’appel pour cette rencontre décisive comme les Hannibal Lecter Lole et Latu, le membre de la French Connexion Jérémy Lebrun ou encore les derniers irréductibles gaulois Sunshine et Hugo Bares. Voyant cette liste d’absents et jugeant qu’ils n’étaient pas assez nombreux, Bryan Grandke, alias le colonel Hans Landa, décide de scalper ses coéquipiers en se tordant la cheville suite à un saut par-dessus une tranchée remplie d’eau, geste réalisé dans une panique émotionnelle causée par la chute de petites grenades de glaces. Il faut sauver le soldat Bryan ! Heureusement pour lui, l’égyptien Vincent Desplat le remet rapidement sur pied avec une momification fortifiée. Quid du match ? L’équipe première décide de débuter de la même manière que la baby en encaissant la pénalité la plus rapide de l’histoire du Stade André Lasserre. Le public reste bouche bée tel le vestiaire beciste en entendant le discours d’avant-match énigmatique de JB Pierron : « On ne gagne pas chez nous ! ». La suite ? Le BEC domine, monopolise le cuire mais le BEC est très imprécis comme en témoigne les 38 fautes de mains, causées (pour leur défense) par la même pluie qui bombarda notre talonneur médocain. Les bleus marines (Jarnac étant rouge et jaune) sont finalement récompensés par un petit coup de pied malicieux d’Hugo Bresac permettant à Léandre Laurent d’égaliser Dorian Causse à la tête du classement des meilleurs marqueurs (Léandre 23-23 Dorian) BEC 8-3 Jarnac.

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Puis, ce match est le théâtre d’une rencontre pour le moins surprenante : oui celle d’Arnaud Debaës et du style de joueur qu’il pense être et dont il se vente tous les soirs à sa femme désabusée. En effet, le Racing Club de Jarnac possède un arrière faisant 2m, taillé comme un joueur professionnel et passant juste avant la mi-temps une pénalité de plus de 50 mètres (8-6). Voyant cette situation ridicule Baptiste Saint-Mézard décide de prendre ses responsabilités et d’enchainer les coups de pieds de déplacement efficaces. Vexée de cette double humiliation, « Tocard » Debouz enchaîne un régime, 10 pompes, 3 dédicaces et 2 pénalités supplémentaires permettant aux étudiant de prendre le large. Mis à part ça ? Une âpre partie où le temps de jeu effectif fut proche des cinq minutes, les mouvements brouillons, les contacts durs et un tableau d’affichage au coup de sifflet final indiquant une victoire beciste de 14-6. Cependant, la réussite d’une saison passe par ce type de courte victoire où seul le résultat est à retenir. Un autre point de satisfaction est à noter : le BEC a, une nouvelle fois été peu inquiété et a su maîtriser son adversaire grâce à une défense hermétique.

Ce dernier match du premier bloc de 2019 permet donc aux becistes de reprendre de la confiance avant un virage plus que décisif pour la fin de saison. En effet, les étudiants reçoivent le 10 février nos voisins de Martignas : deuxième en réserve et quatrième en équipe fanion, à 5 points du BEC.

 

Thomas Fauré

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