Un dimanche froid et frustrant

Le froid est bel et bien de retour sur le campus ! Après 3 semaines d’entrainements rudes sous des températures très basses (Et pourtant il y avait du monde ! Encore un changement comparé aux autres années), notre équipe fanion se retrouve en ce dimanche 3 décembre, s’annonçant comme un tournant. Pourquoi un tournant ? Premièrement, le thermomètre a décidé de tomber dans les négatifs pendant la nuit, un petit -4°C attend nos joueurs, refroidissant Pierre De Juli encore bourré depuis la dernière soirée BEC. Deuxièmement, après une défaite au goût amère face à La Réole, le BEC se doit de se rattraper à domicile.

L’adversaire ? Parentis, terre du joueur du XV (pitoyable) de France Baptiste Serin, dont la présence dans les tribunes de Rocquentourt n’est pas due à l’amour pour son club formateur mais bien pour admirer le panache et le vrai « french flair » caractérisant le club beciste. Revenons-en à Parentis, ce club du bord du Lac de Parentis-Biscarosse se situe, avant le match, à un petit point du BEC. De ce fait, la pression est de taille au moment du coup d’envoi de ce qui va être une âpre après-midi de rugby.

Le rythme du début de partie est comme l’eau restée dans les quelques gourdes utilisées pour se ravitailler : gelée. Aucune équipe ne prend réellement le dessus sur l’autre, sauf le numéro 1 parentissois qui roule sur Bryan Grandke. Il en faut peu pour que le pilier bobo/médocain s’agace et réalise un contre-ruck de qualité sur le temps de jeu suivant. Puis, un saut de cabri façon Usain Bolt de Thomas Vignau vient réveiller la tribune, notamment Petit Louis qui entame alors son fameux monologue d’insultes et de chambrages, pour le plus grand plaisir de Godefroy, l’ailier réserviste de Parentis sorti de la douche.

Les 3 premiers points sont marqués par Pierre De Juli mais l’écart est rapidement comblé par l’atypique ouvreur adverse au physique d’Andy Good, faisant presque oublier la carrure de pilier de notre 10, 3-3.
Puis au fil des minutes, la partie se complique pour nos amis rouges et jaunes : les joueurs au maillot zébré prennent le dessus dans les rucks (mention très bien pour les plongeons), confisquent le ballon et arrivent à déchirer le rideau défensif avec une agressivité supérieure. Heureusement, les conséquences sont moins importantes au tableau d’affichage avec seulement 3 points de plus ajoutés avant la fin de la mi-temps.
Comme une éclaircie dans cette grise après-midi, le BEC se met à jouer avant les citrons : enchainements de temps de jeu, coup de pied à suivre du solide Dorian, passe sur un pas, tchick-tchack fidjien de Léandre… Enfin c’est sur l’une de ces actions léchées que Dorian Causse aplatît le cuir dans l’en-but parentissois, suite à des passes millimétrées de Ben, Hugo et Flo, 8-6 à la pause.

Lors de l’entracte, Sylvain Lapeyre, tout beau avec sa griffure sur le visage, fait une dédicace en forme de cœur à sa Colleen venue l’admirer dans les tribunes. Parallèlement, Iban échauffe la moulinette à gifles en frappant Yann Mechin qui a l’air d’aimer cela autant que les petits poissons Syphilis et Chlamydia.

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Le jeu reprend alors avec un superbe renvoi de Finn qui est définitivement meilleur en crocher qu’en drop. Le second acte est bien plus rugueux, les contacts sont plus durs, les plaquages plus hauts et quelques coups de filou commencent à émerger de certaines phases arrêtées. Parentis reprend tout d’abord l’avantage grâce à un essai de leur ailier suite à une jolie percée, avant le fait de jeu improbable du week-end : le carton blanc de Sylvain Lapeyre, c’est l’amour ? Puis, vers la 50ème, le show Finn se met en place : sur une attaque grand côté, notre ami british humilie 6 défenseurs par des crochets et pas de l’oie insolant et va planter l’essai entre les perches. Le BEC reprend la main 15-13.

Quelques cartouches de Ben, Latu et Dorian plus tard, une petite échauffourée débute sur la pelouse : Iban fait admirer son échauffement payant tandis que Tom se fait encore victimiser par les joueurs des deux camps et préfère aller prendre une photo Instagram sur le banc. Les deux équipes sont alors réduites à 14 et Parentis bientôt à 13 après le zinadesque coup de Boule du 3 landais sur Pierre De Juli, qui pour une fois ne le méritait pas. Malheureusement, cette période hachée du match ne profite point aux étudiants qui sortent un peu du défi et voient les joueurs zébrés prendre le large grâce à leur ouvreur : 15-16 puis 15-19. Enfin, la magie de la première mi-temps réopère : le BEC met le feu en fin de partie et campe dans les 22m adverses. Sur une jolie passe sautée d’un Hugo plus cuit qu’à ses belles heures à La Plage, JB est décalé, pose le pauvre ailier remplaçant, avant de ? …. Être projeté en touche, sous les yeux des infatigables Sunshine et Max Bouil.

L’arbitre siffle la fin d’un match frustrant qui permet d’enseigner multitude de choses à l’équipe fanion : Quand l’engagement est mis et que le BEC conserve le ballon, il met réellement en difficulté ses adversaires. Cependant, c’est quand les étudiants sont sevrés de cuir et subissent la loi des rucks et des impacts qu’ils sont le plus vulnérable. Le rebond attendu n’a pas volé très haut, mais les rouges doivent reprendre confiance et se servir de leur qualité avant un déplacement ambitieux chez le voisin invaincu cestadais. Le BEC imitera-t-il la performance de Strasbourg face au PSG ?

Thomas Fauré

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