EN PLEINE PROGRESSION

Jadis, toi être dévoué à la cause estudiantine, tu nous avais quitté en larmes en Mars dernier : une société congelée dans de la carbonite tel Han Solo, le BEC finissant une saison écourtée à la manière du Téfécé et surtout la malchance d’avoir manqué Djenn, la serveuse du Coco Loko, fredonnant la Marseillaise devant l’académie de Rocquencourt pour la dernière en Promotion Honneur. Hélas, l’heure était au chagrin, à l’ennui et au silence glaçant… mais c’est également rassurant pour un Club-House heureux de ne plus entendre les gloussements oppressants de Lapeyre, Frisette et consort.  

Oui mais voilà, après ce tremblement sanitaire de magnitude 19 qui n’a point inquiété les 48 photos et 10 km quotidiens de la Fanf, le phénix béciste renaît de ses cendres. Contrairement au chantier du pont Simon Veil, le club a accéléré la mise en place d’une structure cohérente pour ce nouvel exercice, en se basant sur des maîtres d’œuvre baignant dans la potion magique de Baraganix depuis un bon nombre d’années. Nous avons nommé le duo Rousseau-Lanau. Ce dernier a sorti son Tome 18 de la série « Les meilleurs joueurs du Comité et des alentours » afin de nous concocter un groupe armé pour prouver à la populace que le BEC mérite mieux que son 3ème maintien sur tapis vert en 6 saisons (on joue les stats’). De plus, il s’est ajouté la prolongation du noyau dense de la dernière saison et à la renaissance de fossiles bécistes désensevelis de la douleur liée à l’âge ou des licences dans d’autres clubs girondins. 

Après une préparation physique éprouvante, l’ayant fait régurgiter son Saint-Nectaire familial, le chasseur auvergnat Baptiste Blanchet arpenta la contrée du Puy de Dôme à la recherche de gibiers. Après des jours de labeurs, il atteignit sa cible en l’animal du vilain renard attardé de Pivert (alias Colibri). Après l’avoir vidé de ses quelques décimètres d’isolant graisseux et remis sur roulette, il convia ses camarades bécistes pour un week-end rencontre sur les berges du lac de Soustons. Après quelques rudes plaquages contre Capbreton et autres exercices de perfectionnement rugbystique, Bapt’ présenta la nouvelle mascotte au groupe sénior : Bernardo Becistada.

Aparté bestiale faite, cet important moment de vie a permis d’ajuster les derniers réglages et de souder un effectif jovial et ambitieux. Sous les yeux de nouveaux médusés, une drag-queen tarnosien a mené la cohésion enivrante et un pilier riKiki a travaillé la cohésion corporelle sur un air de « Gabrielle » de Jean-Philippe Smet… Le décor est planté, la saison peut commencer. Cependant, le rédacteur est dans l’impossibilité de vous dicter quelques paraphrases résumant la première journée rugbystique contre Vileneuve-les-Salines de part une absence excusée. Après ce premier rencard non conclu, le BEC va faire ses vendanges dans le Pomerol sur le domaine du château libournais.

Equipe 2 :

1- Quinet Axel,  2- Augias Sébastien (minimax), 3- Zorza Antoine, 4- Brésac Thomas, 5- Lapeyre Sylvain, 6- Couprie Hugo, 7- Rouanet Théo, 8- Rieux Rodolphe, 9- David Clément (m), 10- Fouquet Julien (o) ©, 11- Sandrez François, 12- Daujard Valmon, 13- Raymond Vincent, 14- Desplat Vincent, 15- Pasquet Lucas

16- Meunier Maxime, 17- Fessy Charles, 18- Picard Gabriel, 19- Labonte Thomas, 20- Blanchet Baptiste, 21- Leothaud Matthieu, 22- Barendes Marc

L’équipe réserve avait entamé sa saison par une manita humiliante, et ce malgré la disparition des extrémités des membres supérieurs du béarnais Clément David au moment d’aller à dame. Cette équipe B a fière allure, à l’image des cancres évoluant précédemment en équipe fanion (Lapeyre, Couprie, Sunshine, Pasquet, etc.) et du retour à la compétition du Jean-Pierre Coffe lensois.

Les étudiants de première année démarrent plutôt bien leur partie, sous la houlette d’un Sunshine alternant le jeu à la manière de Zico dans ses grandes heures (0-3 en seulement 4mn). Cependant, les locaux prennent rapidement le dessus grâce des attaques plus tranchantes et l’absence constante de soutien et autres premiers plaquages de nos petits rouges. Les bleus adverses font logiquement le break par trois fois (19-3). Parallèlement, quelques petits évènements ont marqué ce premier acte : les premiers ballons gagnés en touche par Lapeyre sous le maillot étudiant, l’altercation télé-réalitesque de John David Couprie et Kevin Desplat, la blessure de notre meneur de jeu brésilien (appelé François Sanitas par le speaker libournais suite à une malencontreuse erreur) et enfin la résolution de l’équation X + A = B aptiste Blanchet a le meilleur jeu au pied du comité.

Malgré tout, les gazelles étudiantes arrivent à combiner dans l’épaisse savane libournaise et l’égyptien Desplat marque l’essai de l’espoir avant les citrons (19-8). Puis, motivés par le discours galvanisant du nouveau duo d'entraineurs Ploux/Chazarain nos gaziers reprennent le monopole du jeu. Le dynamique Leothaud nous permet de recoller au score (19-11) mais les courses tranchantes remplies de moignons, comme celle de Marc Wheeler, nous laisse craindre le pire…. En effet, les libournais, pragmatiques et efficaces, ne gaspillent par leurs rares incursions dans le camp rouge : la clim est enclenchée à des degrés négatifs (24-11).

Au milieu de nombreuses erreurs et lacunes, la révolte estudiantine, enclenchée pas les percussions de Bresac Jr et l’essai de Couprie, permet à la réserve de garder confiance afin d’exploiter un potentiel, statistiquement significatif comparé aux saisons précédentes. Au travail maintenant !  

Equipe 1 :

1-Morel Jordan, 2-Liceaga Quentin, 3-Dubois Alban, 4-Claverie Matthieu, 5-Cardot Pierre-Marie, 6-Aguer Damien, 7-Faucheux Pierre, 8-Bares Hugo, 9-Brésac Hugo (m), 10-Debaes Arnaud (o) ©, 11-Causse Dorian, 12-De Lestapis Hugo, 13-Sandrez Simon, 14-Calbete Txomin, 15-Pierron Jean-Baptiste

16-Bonnafous Paul, 17-Arzee Robin, 18-Pachebat Paul, 19-Rançon Julien, 20-Roques Henri, 21-Soulignac Paul, 22-Desplat Vincent

Comme à son habitude, l’équipe fanion avait débuté sa saison de piètre manière par une courte défaite à domicile. Malgré tout, la récente rentrée universitaire et l’arrivée des nouvelles recrues nous laisse espérer une saison ambitieuse. Le groupe a bien été reconstruit mais certains cadres persistent encore, comme les inséparables démons Bresac et Debaes, le requin Dorian Causse de Foot2rue ou encore un Hugo Bares, angoissé à l’idée de savoir si son propre enfant va, lui, avoir une chevelure blonde. Quid de ce déplacement périlleux dans l’antre de l’alien de Nostromo ?

Sous un mistral dont la vitesse rappelle forcément un mythique retour en bus de Monpazier, la partie débute de manière équilibrée. Les farouches défenses prennent le dessus sur les vagues offensives et les buteurs se répondent : 6-3 à la 20ème. Cependant, les vertus dynamiques réclamés par le staff prennent peu à peu forme. Après une offensive rondement menée et un enchainement de temps de jeu, Hugo Bresac décale Txomin Calbete pour un essai en coin (6-8). Après cette reprise du score, un évènement sans précédent se déroule sur la pelouse du Stade Robert Boulin. Après la malheureuse sortie sur blessure du dynamique talonneur Liceaga, les astres s’alignent, la brise automnale cesse, une lumière dorée perce l’épaisse couche nuageuse et Fanfan arrête le temps d’un instant de surfer sur son cellulaire…. Oui mesdames et messieurs ! Après une prière ostentatoire, Hugo Bresac passe talonneur ! Habituel demi de mêlée, il est placé à ce nouveau poste par le druide Rousseau mais refuse cependant de pousser dans la cage, stipulant que cela fera baisser sa côte sur les réseaux sociaux. Déboussolé de ne pas voir cette prophétie se réaliser, le mauléonnais Damien Aguer décide de prendre un carton pour réfléchir sur le sens de cet acte inhumain.

Revenons-en au jeu, Libourne concrétise finalement sa domination territoriale, bien aidée par le vent (11-8). Malgré cet essai encaissé, les petits rouges ne lâchent pas le front : une défense ultra-agressive contient les obus libournais, le canonnier Debaës soulage constamment ses coéquipiers par son alternance inspirée et enfin, les tranchées bécistes sont cadenassées par les sécateurs Aguer et Faucheux (68 plaquages à eux deux). Après un dernier écart défensif (16-11), le piège étudiant commence à se déployer sur leurs  pauvres adversaires. Le BEC avance, Libourne déjoue et le François Steyn de Rocquencourt, en la personne de Txomin Calbete, permet au rouge de reprendre le score par deux pénalités depuis la moitié du près (16-17).

Dans un dernier quart d’heure étouffant, la tension prend le dessus sur les organismes. Voyant du mauvais œil cette fin de match angoissante, Paul Soulignac décide de stopper son échauffement, ayant débuté au coup d’envoi, pour réfléchir aux futurs projets grisants du soir. Comme l’ensemble de la tribune, il est pris d’une frémisse d’infarctus cardiaque à la vue de la sortie de mêlée du troisième ligne Rançon à quelques mètres de l’en-but rouge, qui sera finalement sans conséquence. En effet, une dernière pénalité du talent d’or Société Général Debaës clôture la performance XXL de nos joueurs (16-20).

Le chant de la victoire peut alors retentir, redonnant le sourire à un Olivier Lopez n’ayant plus été aussi jovial depuis sa victoire au Grand Prix F1 de Malaisie en 2016. La performance béciste chez un gros morceau de cette poule de Régional 1 est à souligner, cependant, la réception d’Aytré le 11 octobre est déjà à porter de vue. Ce succès ne sera bonifié que par du travail, de la constance et d’autres victoires. Comme énoncé par François de La Rochefoucauld, le propre de la médiocrité est de se croire supérieur. Malgré tout, cette explosion dominicale de dopamine permettra au coach Bruno Rousseau de tenir sa promesse sur les plaisirs solitaires. Quel pied !

Pommy

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